
Vanessa Morisset
LES AUTEUR.E.S


Bien qu’il lui arrive de s’aventurer sur des sujets tels que le foot ou les imbroglios du temps, de donner des lectures et récitations performées ou de tenir salon avec des ami.e.s sur Youtube, Vanessa Morisset - elle l’oublie parfois elle-même - est au fond très sérieuse.
Docteure en histoire de l’art et critique d’art, Vanessa Morisset s’intéresse à peu près à tout, suivant un programme inspiré du « sortir de la philosophie par la philosophie » de Gilles Deleuze transposé à l’art. En tant qu’historienne, elle travaille sur les relations entre l’art et les autres domaines, notamment à travers les liens high and low entre art et culture populaire. Sa thèse portait sur Mimmo Rotella et ses décollages d’affiches de cinéma – westerns, péplums, films fantastiques et d’horreur – à Rome, autour de 1960.
Critique d’art, elle collabore régulièrement aux revues 02 et artpress. Récemment, elle a rejoint le collectif de la revue généraliste Les Temps qui restent, créée à l'initiative du dernier comité de rédaction de Les Temps modernes.
Mais une réflexion mêlée d’amour fou pour l’écriture la conduit aussi à d’autres productions textuelles plus expérimentales, avec en tête la belle idée de Michel Leiris : « c’est par la subjectivité (portée à son paroxysme) qu’on touche à l’objectivité ».
Vanessa Morisset est l'auteure du n°4 de la collection "La vie privée des œuvres" : "Je ne finirai pas poussiéreux sur une étagère", titre-citation de Tim Steiner dont le dos a été tatoué par Wim Delvoye en 2006.
